Carnet 5 : Amsterdam la sérieuse s’enfièvre le temps d’un weekend pour célébrer le Queen’s Day

Ce carnet de voyage se compose pour chaque ville d’un court billet décrivant une impression ressentie dans les capitales européennes ou d’un thème évoqué lors de mes rencontres avec leurs habitants.

 

Par un heureux hasard du calendrier, mon arrivée à Amsterdam a coïncidé avec Queen’s Day, la fête nationale hollandaise. Le 30 avril correspond à l’anniversaire de la reine Juliana, mère de l’actuelle souveraine Beatrix, mais cette dernière étant née en hiver, il a été décidé de maintenir le Koninginnedag au milieu du printemps.

Queen’s Day est l’un des neuf jours fériés de l’année aux Pays-Bas. Pendant vingt-quatre heures, les rues et les canaux se parent de l’emblématique couleur orange. Les habitants sortent et festoient sans retenue. Les places de Rembrandtplein et Leidesplein deviennent de gigantesques discothèques à ciel ouvert. Les canaux sont envahis par des embarcations de danseurs alcoolisés. Les cannettes de bières vides s’amoncellent dans les rues.

Cette première impression n’apportait aucun argument susceptible d’infirmer les stéréotypes habituels qui sont associés à Amsterdam, qui doit une grande part de sa renommée aux prostituées du Red Light District et au pèlerinage des consommateurs de cannabis venus de toute l’Europe.

Pourtant, l’image que donnent les Hollandais en dehors de Queen’s Day est toute autre ! Il suffit de se promener le long des canaux du centre-ville dès le lendemain de la fête pour constater que les rues ont été nettoyées avec soin. La population a déjà repris sa bicyclette et retrouvé son masque de sérieux et de fermeté. La fête étant finie, il est temps de découvrir les toiles de Rembrandt et Van Gogh dans les musées de la ville ou de visiter l’émouvante maison d’Anne Frank.