Premier bilan au tiers de cette aventure européenne !

Après un mois de voyage dans sept capitales d’Europe occidentale, Madrid semble déjà bien loin ! Je voyais ces pays entourant la France comme un bloc homogène, par opposition à l’Europe de l’est. Au contraire, j’ai été frappé d’emblée par la diversité des Européens, de leurs villes et de leurs modes de vie.

 

Voici un premier bilan au tiers de l’aventure !

 

Le calendrier et la météo

Je dois reconnaître que j’ai eu énormément de chance jusqu’à présent, à la fois sur le plan des événements et sur celui du climat, qui a été merveilleux en dehors de deux gros orages à Lisbonne. Certaines dates étaient préméditées : le match Real-Barça à Madrid le 16 avril, le mariage britannique à Londres le 29 avril, la fête de l’Europe à Bruxelles le 9 mai. Par hasard, je me suis retrouvé à Lisbonne lors des négociations avec le FMI, à Dublin pour les 95 ans de l’insurrection de Pâques 1916, à Amsterdam pour Queen’s Day et à Bruxelles pour la Fête de l’iris ! Beaucoup de chance donc, même si ces dates correspondaient très souvent à des vacances et jours fériés, compliquant les rencontres avec les étudiants locaux.

 

Les voyages et l’hébergement

Avions et trains étaient au programme ; rien à signaler. Aucune mauvaise surprise à déplorer sur le plan du logement, mais si j’ai eu quelques frayeurs avant de trouver des solutions d’hébergement de dernière minute dans certaines villes. Je profite de ces lignes pour remercier une nouvelle fois Sylvain (Madrid), Ricardo (Lisbonne), Danni (Londres), Joris (Amsterdam), Jean-François (Luxembourg), Robin (Bruxelles) et leurs colocataires respectifs pour leur hospitalité ! L’auberge de jeunesse avec Camille et Jérémy à Dublin était également un très bon moment.

 

Les visites des capitales

J’ai appris à aimer ce sentiment étrange de débarquer sans repères dans une ville inconnue et de la quitter trois ou quatre jours plus tard en me disant que j’ai profité de la majorité des lieux et des activités qu’elle propose. La seule ville qui échappe à cette impression est Londres, que je connaissais très mal malgré une brève escale il y a quelques années. La plus grande ville d’Europe mérite un séjour d’une semaine au moins  pour être appréciée à se juste valeur.

Les huit premières villes traversées possèdent chacune un patrimoine culturel et architectural de premier plan. Rédiger des guides détaillés comme celui débuté à Madrid prend trop de temps pour le moment, mais je n’oublie pas de prendre des notes au fur et à mesure et je rédigerai tous ces articles après la fin du périple et leur publication permettra de maintenir l’intérêt du site jusqu’à la présentation du documentaire final.

Si je devais retenir les quelques lieux qui m’ont le plus marqué, je citerai la Plaza Mayor de Madrid, le centre de Lisbonne autour de la Praça do comercio, la collection de manuscrits chrétiens, musulmans et bouddhistes de la Chester Beatty Library de Dublin, la Tour de Londres, les canaux d’Amsterdam, la vue sur le Grund depuis la Citadelle du Saint-Esprit à Luxembourg et la Grand Place de Bruxelles. Pour un aperçu du reste, je vous renvoie aux albums photos sur la page facebook !

 

Les rencontres

Elles sont au cœur du projet et je suis très heureux de constater que je ne connaissais que deux personnes interviewées en débutant ce projet (Marlene et Robin). Chaque rencontre et chaque entretien correspondent à une petite histoire, un petit souvenir. Je remercie particulièrement ceux qui m’ont aidé sur place à les organiser, comme Oliver (Madrid), Pedro (Lisbonne), Raphaël (Londres), Chloé (Amsterdam) et Pauline pour ses contacts à Luxembourg ! Je pense également à Jérémy et Camille, qui m’ont été d’une grande aide pour trouver John et Shane à Dublin !

 

Les articles sur le site

Le programme initial était intenable. Les articles de présentation des dix grandes dates de l’histoire des pays européens et des dix principales activités de chaque capitale demandaient beaucoup trop de temps de recherche, de préparation et de rédaction. Ils demeurent importants pour le projet, donc je profiterai de l’été pour les rédiger et les publier.

Le site se recentre par conséquent sur 5 rendez-vous, dont l’enchaînement permet d’alimenter quotidiennement le site :

  • Le focus sur chaque pays, qui vous rappelle ou vous apprend quelques bases sur nos voisins (démographie, régime politique, symboles, monnaie etc.) ;
  • Les fiches rédigées par l’équipe de touteleurope.eu sur l’histoire, les institutions et les politiques de l’Union européenne ;
  • Les carnets de voyage, que je rédige sur place à partir d’un élément non anticipé que j’essaye d’analyser en quelques paragraphes pour retranscrire modestement une réalité locale qui m’a surprise ;
  • Les questions nationales, que j’improvise avant les entretiens et qui permettent de valider ou d’infirmer, parfois sur un ton légèrement décalé, un stéréotype sur les pays visités et leurs populations ;
  • Les entretiens eux-mêmes, qui sont publiés quelques jours après leur tournage afin d’attendre la validation des jeunes interrogés.

 

Les entretiens

Certains éléments se sont confirmés :

  • La cible doit rester des étudiants ou jeunes actifs ouverts sur la question européenne, même s’ils défendent des positions eurosceptiques. Les tentatives d’interroger des jeunes plus éloignés des enjeux européens, n’ayant pas effectué d’échange ou ne montrant aucun goût pour le débat politique ont été des échecs.
  • Les réponses ne se répètent pas d’un pays à l’autre ! J’ai même été surpris de constater les différences dans la compréhension de certaines questions, comme celles sur l’identité européenne, les frontières de l’Europe et les problèmes de l’Union politique.
  • Même si la mixité des profils n’est pas atteinte dans chaque pays (parité, différence des opinions politiques), elle est approchée sur l’ensemble du projet. Ainsi, les positions défendues par les jeunes interrogés vont de l’extrême gauche à la droite conservatrice et/ou néolibérale. De même, l’équilibre entre filles et garçons est quasiment respecté (10 filles pour 12 garçons).

D’autres constatations ont entraîné une légère évolution des entretiens :

  • Les entretiens sont majoritairement en anglais et je n’ai pas le temps de les traduire en temps réel. L’anglais est la langue de communication en Europe et malgré les difficultés et les accents, ceux qui répondent font l’effort de parler anglais. Essayons donc de faire l’effort de les écouter et de les comprendre en anglais ! En revanche, lorsque les entretiens sont réalisés dans d’autres langues, je demande à mes interlocuteurs de m’envoyer une traduction écrite, que j’ajoute dans l’article de la vidéo (exemple avec l’interview d’Ana Laura en portugais).
  • Il n’est pas facile de réaliser des interviews à l’improviste, en abordant les gens dans la rue ou les parcs, surtout lorsque je ne parle pas leur langue. La rencontre avec John et Shane est l’heureuse exception à cette règle, alors que les essais à Londres et Amsterdam ont abouti à des résultats beaucoup plus frustrants.
  • En raison du calendrier des vacances et de la difficulté de convaincre certains jeunes rencontrés par hasard, il est difficile d’atteindre l’objectif initial de cinq interviews par ville. Finalement, il n’est pas nécessaire de collecter autant de témoignages, car chacun représente un temps non négligeable de montage par la suite et le documentaire final ne pourra contenir qu’un ou deux extraits de chaque pays. Je préfère donc me concentrer sur la qualité et la diversité des entretiens plutôt que sur la quantité.
  • Enfin, je pensais initialement n’interroger que des jeunes du pays visité. Au regard des difficultés éprouvées à Londres et Amsterdam pour rencontrer des locaux, j’ai accepté d’interroger des jeunes d’autres pays lorsqu’ils sont volontaires, comme l’italienne Camilla à Amsterdam. Une nouvelle fois, un certain équilibre entre nationalités devrait être atteint à la fin du tour. Et puis, ce sont eux qui vivent l’Europe en mobilité !

 

J’espère vous retrouver toujours plus nombreux pour les deux derniers tiers du voyage !